Le développement des infrastructures en Amérique Latine vu par les entreprises espagnoles

La CAF (Banque de Développement d’Amérique Latine) vient de présenter à Madrid son dernier rapport baptisé IDeAL, (Infraestructura y Desarrollo en América Latina). L’occasion pour l’organisation et les entreprises espagnoles de BTP d’impulser des échanges quant aux besoins et aux perspectives du secteur dans la région. Le premier constat souligné par l’étude est celui du faible pourcentage du PIB régional dévolu aux infrastructures : si la Chine investit 9 % de ce dernier dans ce secteur et l’Inde, 7%, l’Amérique Latine y consacre moins de 3% de son PIB. Ce qui, selon les analystes, freine son développement économique.
La CAF consacre 54 % de ses financements aux infrastructures de base, soit plus de 50 MM $ pour la période comprise entre 2000 et 2013. Antonio Juan Sosa, Vice-président de la division Infrastructures, déplore toutefois la faiblesse des progrès enregistrés dans les secteurs de la route, du chemin de fer, de l’eau et de l’assainissement (par opposition aux ports, aéroports, à l’énergie et aux télécommunications). Il pointe les déficiences institutionnelles et la corruption, deux freins à la planification de long terme nécessaire au développement d’un programme de mise à niveau. Le rapport IDeAL souligne également la faiblesse de l’exécution et de la maintenance des projets (à l’exception de la Colombie, du Pérou et du Brésil) ; le manque de structuration de la collaboration public/privé (Chili, Mexique, Brésil, Colombie, Panama, Pérou constituant les pays les plus enclins à faire appel aux concessions) et le peu de considération accordée aux critères de soutenabilité et à l’expression de l’opinion publique.
Pour Miguel Jurado (FCC), le manque de planification de certains projets doit éveiller la prudence. Car ils induisent retards et surcoûts Selon la CAF, sur 258 chantiers entrepris (montant total de 90 MM $), un écart moyen de prix de 20% pour ce qui concerne les routes et de 45 % pour le secteur ferroviaire a été constaté à la livraison.
Iridium, de son côté plaide pour une plus grande stabilité économique et sociale, pour la confiance des marchés en vue du financement des projets et pour un cadre légal équitable pour les investissements étrangers. Salvador Myro (ACS) effectue ainsi une distinction notable entre pays du Mercosur et ceux de l’Alliance du Pacifique, ces derniers disposant selon lui d’un environnement plus stable pour les investisseurs.
Les témoignages et le rapport de la CAF plaident pour la Colombie. Il n’en demeure pas moins que son programme de concessions autoroutières de quatrième génération vient de susciter un certain trouble auprès des entreprises du secteur. Sacyr, Ferrovial et OHL ont récemment menacé de rejoindre Impregilo et Vinci dans leur refus de soumissionner au programme. En cause, un montage financier qui serait insatisfaisant et un risque jugé trop élevé (estimations de trafic peu fiables et taux d’intérêt excessifs).

El maná latino de las infraestructuras | Economía | EL PAÍS.

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